Printemps du ciné : « Et le vainqueur est… »

Publié le par Jérôme

Succès du box-office, films récompensés aux Oscars et aux César, toutes dernières sorties… Plusieurs de ces films pourraient profiter de l’engouement des Français pour cette fête du cinéma printanière et booster leur fréquentation.

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Dimanche à Bordeaux, dans le plus grand UGC de province, le premier jour de Printemps  du cinéma a rassemblé 40% de cinéphiles de plus qu’en 2009.


Il y a eu Titanic en 1997, Bienvenue chez les Ch’tis en 2008, Avatar cette année. Les grands films à succès sont toujours des ingrédients des fêtes du cinéma. L’immense engouement autour du film de Dany Boon a, par exemple, rehaussé à lui seul la fréquentation globale du Printemps du cinéma. 2008 donc, record absolu pour la manifestation : 3,5 millions de Français dans les salles obscures en trois jours.
Avatar et l’enthousiasme suscité par le cinéma en 3D sont-ils capables de rééditer cet exploit ? Non, estime la fédération nationale des cinémas français (FNCF). « Si le film était sorti récemment, pourquoi pas. Mais on en est à la quatorzième semaine d’exploitation. C’est un film fatigué », explique Stéphane Landefride, un responsable. « Après effectivement, Le printemps du cinéma est l’occasion pour les films plus fragiles de rehausser leur fréquentation ». Les premiers chiffres de fréquentation nationaux, publiés dimanche soir, laissent en tout cas espérer une affluence globale au moins équivalente à l’année dernière.
Après les dernières séances de dimanche soir, Avatar se classait 12ème, avec 6.000 entrées, « et gagne quand même 40 % par rapport à la veille ». Pas de quoi battre de nouveaux records en tout cas. Au premier tiers de la manifestation, le tiercé gagnant qui semble se dessiner est le suivant : L’arnacoeur, La rafle et Shutter Island. L’espoir pour les outsiders ? « Quand les séances des films les plus demandés sont complètes, les gens ont souvent un deuxième choix en tête. Et le prix réduit des places les incite à prendre plus de risques ! », analyse le responsable de la FNCF.

« Eviter de perdre trop de spectateurs »

Quant à Un prophète, qui a triomphé aux César et Démineurs, grand vainqueur des Oscars, ils « n’ont pas profité » de leurs récompenses et ressorties respectives, note M. Landefride. Le Printemps du cinéma se situe juste après la période de récompenses de l’industrie du cinéma ? « Un hasard du calendrier », assure-t-il. « Vous savez, la fréquentation dans les salles, ça fonctionne un peu comme une pompe. C’est dur de la réamorcer, donc on organise trois manifestations (NDLR : en mars, juin, septembre) pour éviter de perdre trop de spectateurs pendant les périodes creuses ». Par ailleurs, « on ne modifie pas la programmation spécialement pour l’événement », indique Pierre Bénard, le directeur de l’UGC Ciné Cité Bordeaux. Aux distributeurs de jouer avec les trois opérations de promotion pour lancer au mieux leurs films. La FNCF gère quant à elle l’aspect promotionnel du Printemps du cinéma. « Chaque cinéma ou groupe de cinémas paye une cotisation, comme tout syndicat, en fonction du nombre de salles qu’il possède », précise le directeur du cinéma bordelais. Quant au spectateur, il ne débourse toujours qu’un tiers du prix du billet moyen – soit 3,50€  – pour assister à une séance durant l’événement.

Publié dans Cinéma

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