Je me demande...

Publié le par Jérôme

Les Chevaliers du Zodiaque

vont-ils toujours à l'attaque ? 

 

Pégase n'a pas fini de hennir. Saint Seiya Omega est diffusé depuis le 1er avril à la TV japonaise. Énième tentative de ressusciter une série mythique. 


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[Quelques (petits) spoilers se glissent dans ce texte. Soyez prévenus]

 

Je passe vite sur l'histoire, qui n'a jamais été le point fort des Saint Seiya. Les Chevaliers du Zodiaque, ça doit se mettre sur la gueule sur fond de trompettes de l'apocalyse, et puis c'est tout. L'action se déroule plusieurs années après le manga que vous connaissez tous. Les puristes ne manqueront pas de vous rappeler que Saint Seiya : Next Dimension et The Lost Canvas s'intercalent entre nos deux histoires.

Kōga, un jeune chevalier d'Athéna inexpérimenté, ainsi que ses camarades ont fait le serment de défendre et protéger la déesse protectrice de la paix sur Terre, ainsi que toutes les créatures qui y vivent (sauf les chats parce que c'est des saloperies). L'ennemi qui se dresse d'un démoniaque rire contre nos jeunes ingénus n'est autre que le dieu maléfique Mars (qui a une tête de bougie comme le méchant Mr. 3 de One Piece). Ce dernier souhaite établir un nouvel ordre sur Terre. Pour atteindre ses objectifs, il kidnappe Saori qui est la réincarnation de la déesse Athena, protectrice de la Terre. Comme si ça ne suffisait pas, il rallie à sa cause une palanquée de chevaliers prêts à réduire en poussière ces microbes de chevaliers de Bronze.

Le lien avec l'histoire originale - publiée il y déjà 25 ans, eh oui ! - se base largement sur la ressemblance des héros avec leurs glorieux aïeux. Kôga ressemble beaucoup à Seiya. Ryûho, Chevalier de bronze du Dragon, à son père Shiryu. Eden, Chevalier de bronze d'Orion est quant à lui le nouvel Ikki, chevalier du Phénix.


punch_saint_seiya_omega_-_01_hd-mkv_snapshot_21-35_2012-04-.jpgDans le premier épisode, on apprend également que Seiya, devenu le Chevalier d’Or du Sagittaire, a sauvé un jeune bébé nommé Kôga avant de succomber dans un combat avec Mars. Recueilli et élevé par Saori, Kôga devient quelques années plus tard le nouveau Chevalier de bronze de Pégase (ci-contre, prêt à envoyer un bon vieux Mille poings de Pégase dans la tête d'un méchant).

Kôga, jeune garçon de 13 ans est rebelle, naïf et ne supporte pas l’injustice : une vraie tête à claques. En bref, un héros de shonen manga à la Son Goku, comme jamais Saint Seiya n'en avait mis en avant.

 

 

Admirez au passage le générique plutôt réussi de la nouvelle série.

 


 

 

Après 13 x 25 minutes de visionnage, un constat s'impose : la série, créée par Toei Animation, a clairement été faite pour un nouveau public. Au risque de s'aliéner la base de fans la plus puriste. Pour ma part, je dis OUI au nouveau design des armures. Aux nouvelles partitions musicales qui rendent hommage à l'anime. Je dis OUI à l'évolution des pouvoirs des chevaliers, pourquoi pas. Si c'est pour refaire la même chose, autant ne pas refaire de série.

La gamme de personnages aperçue pour l'instant est assez enthousiasmante. Un peu de gros balèzes ultra-charismatiques, de méchants sbires bêtes comme leurs pieds et des jeunes filles innocentes.

Mais la pilule a du mal à passer pour trois choses. Ce Saint Seiya Omega s'adresse à un public plus jeune que ces prédécesseurs. La cruauté et la souffrance sont bien moins présents dans les combats. Autre détail qui ne trompe pas, le chevalier Andromède a perdu son côté efféminé (qui a dit gay ?) de la série originelle, pour un bien plus consensuel.


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Autre faute de goût : l'un des héros

(chevalier de bronze du Loup,

ci-contre) est un... ninja. Et s'appelle au passage Haruto (pour ceux qui n'ont pas compris la référence, remplacez le H par un N). Et puis les méchants construisent une Tour de Babel. Ca fait un peu tâche dans la mythologie grecque, on se croirait dans Bastard ! Les tentatives d'humour tombent à plat, la trame suivie par nos chevaliers est ultra-classique. Et pourtant, au bout de quelques épisodes, la sauce prend. Plus rien ne compte hormis que les forces du bien mettent une grosse tannée à celles du mal. De plus, par rapport à son illustre ancêtre du Club Dorothée, Omega n'a aucun temps mort ou monologue de quinze minutes. Il y a donc du bon et du moins bon, vous l'aurez compris, l'essentiel pour apprécier étant d'avoir une

fascination pour ces combattants loufoques aux idéaux toujours très affirmés.

 

 

 

 

Pour être complet, rappelons au passage la sortie annoncée d'ici la fin de l'année d'un film en images de synthèses

Saint-Seiya, dont voici un premier trailer (peu instructif) :
       
       


Un jeu vidéo signé Bandaï Namco doit aussi faire son apparition d'ici 2013, exclusivement sur Playstation 3 et sous forme de beat'em all (façon Streets of Rage, donc). J'en ai le cosmos tout chamboulé.

 

Publié dans Séries

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