"Good Morning England", un film de Richard Curtis (2009)

Publié le par Jérôme

Rock’n’roll au musée des ondes

 

A l’heure d’Hadopi, narrer l’essor de la musique libre ? Avec un œil malicieux sur le présent, Good Morning England raconte la folie rock qui s’empara des ondes britanniques dans les années 70.

 

Un musée du rock flottant, et pas trop poussiéreux ? C’est "The Boat that rocked", nous prévient le titre de la version originale. "Un film qui rend heureux", prévient l’affiche. De cette histoire des radios rock pirate des seventies, on retiendra l’esprit de rébellion, la folie douce… Sentiments qui peuplent manifestement les souvenirs du metteur en scène Richard Curtis, créateur de Mr Bean.
 

Comme 20 millions d’anglais, le scénariste à succès de Bridget Jones ou Quatre mariages et un enterrement a été durablement marqué par Radio Caroline, première et plus grande radio pirate britannique, qui émettait d’un chalutier rouillé en mer du Nord (tout comme la Radio Rock du film). Le metteur en scène s’inspire également de l’immense ferveur populaire de l’époque pour ces radios, et de l’agacement croissant du gouvernement britannique envers ces agitateurs d’idées.
 

Ca swingue pas mal, sur cette embarcation en pleine mer du Nord, avec huit DJ’s qui virevoltent entre les filles et un capitaine aux airs de vampire fatigué. Carl, le petit dernier, gueule angélique, est initié aux choses de l’amour, et la maison façon auberge espagnole est celle du bonheur pour les déviants et les marginaux. Avec quelques années d’avance sur le continent britannique.
 

Dans Good Morning England, la jubilation est maître mot, celle d’un film qui voudrait célébrer sa génération. Où les méchants sont gris, complexés et sont trop plein des frustrations que les gentils assouvissent d’un sourire aux lèvres, sur fond de Rolling Stones.

Sur le pont pendant deux heures, une bande de copains qui cache un casting impressionnant (Phillip Seymour Hoffman, Nick Frost, Kenneth Branagh... ). Le tout cimenté par des dialogues remarquables et un script sans cesse retravaillé pendant le tournage. Parfaits contrepoints à la mise en scène clipesque qui en agacera plus d’un.
 

Le mot de la fin revient aux auditeurs de la radio, qui dansent chez eux comme dans West Side Story pendant tout le film, et empêchent le dénouement de l’histoire de se noyer dans un pathos des plus ridicules.

Peu importe en fait. Avoir envie de dire "fuck" donne le sourire !










































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Publié dans Cinéma

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