"Moscou, Belgium", un film de Christophe Von Rompaey (2008)

Publié le par Jérôme

Perseverare diabolicum


Il ne faut pas croire les affiches de film : Moscow, Belgium, surtitré « Quand Johnny aime Matty » n’a pas de filiation avec le bien lisse Quand Harry rencontre Sally (1989). Aussi vrai qu’il n’y a pas que Bruxelles et des francophones en Belgique, l’amour n’est pas toujours consensuel au cinéma. C’est un vrai bazar dans la vie de Matty, postière flamande de 41 ans, qui vit avec ses trois enfants dans un quartier populaire de Gand, Belgique. Le mari, professeur de dessin aux beaux-arts, est parti depuis 5 mois avec une jeunette et fait traîner le divorce. « L’aînée est en plein dans sa crise d’adolescence, la seconde se persuade qu’elle y est et le troisième refuse d’y entrer », peste Matty. Sous les yeux éberlués de ses proches, la quadra s’amourache d’un camionneur de 29 ans nommé Johnny…et séparé depuis dix-huit mois de son ex-femme. Christophe Van Rompaey, le réalisateur, filme avec tendresse des héros méfiants et hésitants à refaire leur vie, car « l’erreur est humaine ». Mais « persévérer dans l’erreur est diabolique », dit aussi cette locution latine. Choisir, certes, mais assumer ? Autrement dit, « regarder dans l’angle mort de sa vie », comme parvient finalement à le faire Matty. C’est cette question cruciale qui peuple le tragi-comique de ce mets flamand, qui s’exprime aussi en italien, français ou anglais. On rit peu mais on sourit beaucoup, charmé par les échanges entre les générations et les âges de cette histoire de famille recomposée.


Bande-annonce de Moscow, Belgium



Publié dans Cinéma

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Shin 02/01/2009 00:05

Bonsoir,

Je souhaite une excellente année et une longue vie dans la blogosphère à tous les membres de ma communauté cinéphile !

Amicalement,

Shin.