"Hellboy 2", de Guillermo Del Toro (2008)

Publié le par Jérôme

Super héros en clins d'oeil

Q
u’imaginer du nouveau Hellboy, pompeusement sous-titré « Les légions d’or maudites » ? Le bourrin rouge, né dans les flammes de l’enfer mais oeuvrant pour le bien sur terre, est envoyé dans une mission secrète : enrayer la menace de guerre qui pèse sur l’univers. Un fantasque elfe noir du clan des Fils de la Terre, nommé le Prince de l'Invisible, convoite les légions d’or, soldats indestructibles et brise le pacte passé il y a de cela des siècles avec les humains. Heureusement pour nous, Hellboy a également des soucis de cœur avec sa petite amie « torche humaine » et des états d’âme quant à sauver le monde.



Décrire à l’aide de mots un univers merveilleux mis en images par le réalisateur du Labyrinthe de Pan est une entreprise vaine. Dans les nouvelles aventures de l’agent le plus coriace du Bureau de défense et de recherches paranormales, les elfes badinent avec des trolls, des lutins à l’air d’alien raffolent des dents de leurs victimes et les hommes-poissons tombent amoureux. Et force est de constater qu’ici… ça fonctionne. Guillermo Del Toro ne force pas la main du spectateur, traitant ce deuxième épisode des aventures du « fils du Déchu » avec une distance fort bienvenue pour une histoire aussi loufoque. Caustique, parfois désabusé comme un vrai comics, remarquablement mené, ce deuxième épisode échappe à la vindicte malgré son désagréable côté fourre-tout.


Dans Star Wars, Le Seigneur des Anneaux ou Hellboy, il vaut mieux accepter le postulat de départ pour passer un bon moment. Mais ces univers hauts en couleurs – qu’on digère parfois mal – ne peuvent acquérir leur cohérence que par un décalage sur le regard qu’on leur porte. Ce qui fait si cruellement défaut aux Star Wars nouvelle génération, fait de Hellboy 2 une réussite. Ce malgré une bataille finale qui évoque le soufflé qui se dégonfle.

Publié dans Cinéma

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